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Problématiques
1
- UN PAYS DANS UNE ZONE PERIURBAINE : UN TERRITOIRE D'ENJEUX
Le
Comité de Bassin d'Emploi du Nord Est Toulousain a pris l'initiative
de réunir l'ensemble des élus, parlementaires, conseillers
régionaux et généraux pour l'élaboration et
la mise en place du projet du Pays du Nord et de l' Est Toulousain, en
concertation avec les forces vives du territoire.
Le
Conseil Général de la Haute-Garonne a apporté son
soutien financier au fonctionnement de l'équipe du CBE du NET,
et son appui pour la collecte et le traitement des données qui
conduira à la production d'un diagnostic du territoire.
Le
Nord Est Toulousain est situé à la périphérie
immédiate de l'agglomération toulousaine jusqu'aux départements
du Tarn et débordant dans le Tarn et Garonne dans l'aire de l'agglomération
montalbanaise, entre la Nationale 20 et la Route Départementale
112. Il est réparti sur l'agglomération toulousaine avec
des communes de la 1ère et 2ème couronne et des communes
rurales : le bassin d'emploi est caractérisé par des problématiques
de la péri-urbanité.
Il
intègre des communes périurbaines, des communes rurbaines
et des communes rurales. Certaines communes font partie du SDAT et du
PDU de l'agglomération toulousaine, d'autres sont tributaires du
SCOT de la Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse
(CAGT) ou de la Communauté d'Agglomération Montalbanaise
(CAM).
Depuis peu, il y a eu une nette accélération du processus
des regroupements intercommunaux jusqu'alors inexistants : il y a cinq
communautés de communes sur le territoire (1996 : CODENE - 1998
: coteaux du Girou - 1999 : canton de Villemur, Terroir Grisolles Villebrumier
- 2000 : coteaux de Bellevue).
Durant
la dernière décennie, ce secteur géographique a connu
une explosion démographique résultant de la création
de l'autoroute Toulouse-Albi, mais aussi de l'expansion urbaine de la
zone interstitielle entre Toulouse et Montauban.
Cette
zone peu industrialisée a eu la possibilité de préserver
un cadre de vie et un environnement particulièrement agréable.
Les
populations accueillies sont jeunes, actives, en accession à la
propriété avec des besoins d'équipements et de services
très importants.
Elle
a d'indéniables interdépendances avec la métropole
régionale, notamment pour les communes intégrées
dans le SDAT et le PDU.
Mais ce territoire mérite beaucoup plus qu'une étiquette
de cités dortoir alimentant les entreprises de la métropole.
Son
organisation spatiale, culturelle et économique veut prendre en
compte les différents axes de développement durable demandés
par ses forces vives et acteurs locaux.
Ce
territoire peut se prévaloir d'avoir un maillage polycentrique
de bourgs-centre, mais tous les réseaux de circulation sont tissés
vers les métropoles. Il y a peu de liaisons entre ces différents
centres de vie intermédiaires.
Le
développement de réseaux transversaux doit être mis
en oeuvre pour une meilleure articulation entre les chefs lieux de canton.
On
ne peut occulter les retombées notamment urbaines, foncières
et sociales des agglomérations sur leurs environnements immédiats.
2
- QUELS CHOIX REELS DE DEVELOPPEMENT SONT LAISSES A CE TERRITPOIRE ?
Devra-t-il
concentrer ses efforts sur l'accueil passif d'une population dont l'activité
professionnelle se concentre sur Toulouse et Montauban avec tous les investissements
propres pour faire face à cet afflux de population ?
Peut-il
prétendre à développer des zones d'activité,
des équipements socioculturels tout en préservant son cadre
de vie ?
Quel
accueil en terme de qualité et d'intégration dans le noyau
du village, quels seuils d'investissements sont supportables pour ces
communes ?
Combien
de temps un village peut-il tenir avant de perdre son âme et devenir
cité-dortoir ?
Quels
sont les liens à créer, développer et renforcer avec
les deux agglomérations ? Et avec leurs territoires riverains (Tarn,
Tarn et Garonne) ?
Cette
possibilité de choix est primordiale pour tous les territoires
périurbains : autour de toutes les métropoles se dessinent
uniformément des réserves foncières et humaines sans
concertation et sans articulation cohérente. Il est important de
rechercher ces articulations entre les agglomérations et le périurbain
de manière à organiser et structurer les complémentarités
entre la métropole et son aire d'influence.
La
procédure Pays est la seule opportunité de sortir de cette
logique de développement spontané où la ville-centre
concentre les emplois et la richesse fiscale et les communes de la périphérie
les habitants (les équipements sociaux, culturels et sportifs leur
étant intégralement laissés à charge) .
Quelles articulations, en terme de solidarité sociale et financière
sont à générer et entretenir avec ces agglomérations
et la métropole toulousaine dans sa globalité ?
Quelles complémentarités peuvent être tissées
entre l'agglomération et le Pays en émergence ?
Le développement durable doit passer par la reconnaissance et la
cohérence des occupations des sols au niveau de l'aire d'attraction
de l'agglomération, ainsi que la répartition des richesses
produites sur tout ce territoire.
L'enjeu
du développement durable dans cette zone périurbaine est
donc la prise en compte de l'articulation sociale, économique et
culturelle et des nécessaires complémentarités à
entretenir avec l'agglomération toulousaine ou montalbanaise, sans
pour autant renier les identités des micro-territoires qui constituent
ce futur pays.
 
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